La marquise des Anges
Angélique des prés,
Angéliques des bois,

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Angélique des prés,
Angéliques des bois,

Ça commence par une certaine lassitude. Arpentant les allées désordonnées, le passager du parc se sent alors désœuvré… Un sentiment que tout artisan de la nature connaît à un moment ou un autre, las d’attendre le soleil ou la pluie, dans ces moments d’exception où le jardin n’appelle pas à la caresse, à une prise en charge qui l’éloignerait encore d’une sauvagerie inexorable. Un temps neutre où se confondent les heures et les nuages. C’est alors que le regard du jardinier se détourne, lui qui par le passé fut un vrai nomade avant de se dire qu’un jour il fallait bien, à force d’exubérance anglaise et d’esthétisme italien, de rigueur française et de dépouillement nippon, inventer à son tour un lieu qui lui ressemblerait. Là, il se remémore les images d’hier et lève les yeux au ciel…
Dans la langueur de cette fin d’été, le jardin a pris une nouvelle saison. Les épilobes ont vieilli et portent désormais une vénérable barbe.

Ce post ne sera pas consacré au jardin mais à une femme courageuse, ancienne danseuse de son état, qui s’est installée depuis quelques années à côté de chez nous, à La Chaise Dieu (Haute Loire). Je la connais peu mais je lui reconnais un immense courage que seul un grand idéalisme peut permettre de développer. Dans ces lieux sauvages et rigoureux, elle s’occupe, le plus souvent seule, de quinze chevaux sauvés des mauvais traitements et d’une vingtaine de chiens et chats. Comme pour tout idéaliste, la population locale lui est parfois hostile et cela nous ramène inévitablement à Brassens : « mais les braves gens n’aiment pas que l’on suive une autre route qu’eux… »

« Lavez-vous les mains, utilisez des mouchoirs à usage unique »….. et tout le reste …. Nous sommes informés, surinformés, désinformés au sujet du nouveau virus de la grippe….. Mais, dans le jardin intime, voilà ce que nous avons repéré

C’est un peu ainsi que nous avons vécu notre retour de vacances. Dix jours d’absence et un avant-goût des grands espaces argentins apparaissait à nos yeux. On peut ainsi voyager immobile, c’est déjà ça ! Bon, c’est un peu exagéré mais il s’agissait d’introduire la Verveine de Buenos-Aires qui a fort bien tiré ses pétales du jeu de la sécheresse.
